lundi 5 octobre 2009

Concert aux pays de la Loire





Il s’agit d’un des concerts que la pianiste Nadine Delseaux organise depuis quelques années. Il a eu lieu dans la bibliothèque d'un château privé : le château de Mme Planiol, une dame exceptionnelle (J’aimerais bien vous expliquer qui elle est, mais je pense qu’il vaut mieux que vous alliez voir la page internet suivante, plutôt que de lire mon explication ! :-) http://www.fondation-planiol.fr/index.htm

Un duo de flûte et piano constituait la première partie du concert (c’est donc moi et Marianne Rubenstein qui avons joué) et la deuxième partie, quant à elle, était composée d’un quatre mains avec Nadine Delsaux et Grazia Previdi. Nous avons joué une sonate de J.S. Bach en La majeur et la sonate "Undine" de Carl Reinecke (qui n’est, je crois, pas spécialement connue). J'ai ensuite joué une petite pièce de flûte japonaise comme bis.


La bibliothèque du château ressemblait à une orangerie. Je l’ai trouvé vraiment magnifique. Surtout pour moi, qui viens du Japon, je me suis sentie être dans un endroit étranger, à l’image de celui dont je rêvais étant petite.
L’endroit foisonnait de livres (normal pour une bibliothèque !), de très beaux livres d'ailleurs, très épais. Le son de mon instrument était absorbé par ces livres..... Je m'entendais à peine. Par contre, puisque je me trouvais devant le piano, j'entendais beaucoup le son de ce dernier. Jouer dans ces conditions n’était pas facile, mais comme les autres musiciens m’ont affirmé qu’on entendait bien ma flûte, je leur ai fais confiance et je n'ai pas forcé sur le son de ma flûte. Ce n’était tout de même pas facile :-(
J’ai néanmoins été très heureuse d’avoir eu l’occasion de jouer dans ce magnifique endroit!! :-)
J’ai déjà eu un autre genre d’expérience où je n'entendais que mon propre son et pas du tout celui de mes partenaires. C'est également une situation difficile pour jouer en ce qui concerne l’harmonie du son et je me suis d'ailleurs sentie très seule sur la scène. Toutefois, d’après mon expérience, il n’existe pas de condition parfaite en concert. Conclusion : il faut quand même jouer.


J'aime bien cette sonate de Reinecke. C'est une œuvre datant de la période romantique comme il n’en existe pas beaucoup pour la flûte. Moi, il me faut utiliser quantité d’expression et d’énergie pour pouvoir jouer des œuvres romantiques, beaucoup plus que je n’en fait preuve naturellement. J'adore tout de même cette sonate et je me suis beaucoup amusée à la jouer :-) J'espère que le public aussi l’a appréciée !
Et pour le bis, j'ai joué de la flûte japonaise. Lorsque j’ai commencé à apprendre à jouer de la flûte japonaise, je n'aurais jamais imaginé, que j’en jouerais en France, dans un château de la Loire. J'ai regardé ma scintillante robe noir au moment où j'allais commencer à jouer et je me suis dit : « c'est très étrange…". Mais la musique émeut tous les cœurs ; mon public a heureusement aimé cette mélodie et, de surcroît, comme je jouais en solo, j'entendais bien le son de ma flûte avec quelques échos. :-) J’ai pris beaucoup de plaisir à jouer de ma flûte japonaise pour cette occasion!


De plus, le temps était radieux et doux. Nous avons bien profité de la fin de l'été.