mercredi 11 janvier 2012

A l'université de Toho gakuen


Voilà, je suis revenue en Belgique!!

Mais mes histoires au Japon, ça continue :-)

J'ai participé, comme chaque fois, à des cours de musique traditionnelle japonaise dans le conservatoire Toho(桐朋)où mon professeur de flûte japonaise enseigne.

Cette fois ci, c'était une sorte de présentation des instruments. Chaque élèves a joué une ou deux oeuvres qu'ils ont préparées.



Celui-ci présentait des instruments aussi rares au Japon qu'en Europe. C'est un instrument origine chinois qui s'appelle Erhu (二胡) en chine et Kokyu (胡弓) au Japon. Celui qu'il joue sur la photo est un kokyu japonais. Celui qui joue à gauche est un professeur de l'histoire de la musique japonaise aux plusieurs universités.
Celui à droite est un étudiant. Il joue le "Gekkin"(月琴)qui était un instrument populaire à la fin de l'époque Edo(江戸) à Méiji(明治) (c'est-à-dire environ pendant le 19e Siècle). C'étaient des instruments pour les bourgeois normaux, d'après le professeur, la justesse était assez imprécise.


Et puis il y avait une jeune dame flûtiste, qui joue la flûte traversière et la flûte japonaise, comme moi. Mais elle joue d'avantage la flûte japonaise.



Et puis, c'était deux étudiants, au shinobué (flûte japonaise) et à la guitare. D'après mon professeur, il n'y a pas assez d'étudiants de Koto (箏) qui accompagne presque tous les instruments, qui est un peu l'équivalent du "piano" dans la musique japonaise. Il y a 3 grandes universités qui ont des sections "musique japonaise" à Tokyo maintenant. Mais par rapport au nombre d'universités, il n'y a pas autant d'étudiants jouant du koto, malheureusement. C'est pour cela que la guitare accompagne ici le shinobué. Mais, j'ai trouvé que c'était intéressant de jouer avec la guitare! C'était une découverte pour moi.
Deux Kotos




Celui-ci, c'est "Ichigenkin" (一弦琴)qui veut dire, "Koto à une corde". Comme il est indiqué dans son nom, il a qu'une seule corde. C'est un instrument pour l'entraînement du mental (seishin syugyo = 精神修行), ce que la dame nous a expliqué.
Il a été joué par les samurais à l'époque, même les femmes de la maison samurais. Mais après, cet instrument a presque disparu. La grand-mère de cette joueuse était la seule maître d'Ichigenkin à l'époque de Méiji (明治 1868-1912).

Sa prestation m'a impressionné. Juste avant qu'elle a commencé à jouer, j'ai senti que l'air s'est calmée et tendu. Soudain, j'ai entendu comme un bruit lointain, et puis, elle a commencé à jouer.

Après sa prestation, elle a expliqué que c'était l'instrument pour entraîner le mental car comme il n'y a qu'une corde, la musique ne sort pas uniquement de l'instrument mais aussi de ce qu'on entend autour.

Cela m'a rappelé du John Cage.

Mais il est très difficile de faire sentir aux public "l'air" qui se calme. Alors, j'ai compris vraiment que c'était un instrument pour entraîner le mental.

A l'époque, ce Ichigenkin a été populaire, si on ouvert l'oreille vers notre autrui, sûrement on entendait de jolis bruits comme le cricket (insecte) ou le murmure d'un cours d'eau que les japonais considère comme "le bruit raffiné". Peut-être on entendait aussi les gens qui rigolent au loin.

Maintenant, on entend la sonnerie de GSM, le Klaxon des voitures..... et avec ça, il faut être inspiré. C'est bien pour entraîner le mental.




Koto chinoise qui est plus sonore que le koto japonaise et le poème chinois (avec i phone!)

Koto à 17 cordes et shinobué

Koto et shamisén




Kanda Nozomi Music