mardi 2 octobre 2012

17e Festival Mozart

Le Festival Mozart est terminé. Ce festival est organisé par mon mari que j'appelle "Mr.D" dans ce blog, qui s'appelle en fait Daniel Rubenstein. Le festival a été lancé par ses parents il y a 17 ans et donc c'était le 17ème festival. Les artistes invités étaient : Alexy Moshkov (Russie / Concertmaster de l'orchestre National de Belgique), Mirjam Tchopp (suisse) au violon , Daniel Rubenstein (Belgique) au violon et à l'alto, Ron Ephrat (Hollande et Israël) à l'alto, David Cohen (Belgique et Grande-Bretagne) et Alexander Dmitriev (Russie et France) au violoncelle, Arnon Erez (Israël), Jean-Claude Vanden Eynden au piano, Ingrid Procureur (Belgique) à la harpe et son élève Alyssia Hondekijn,  Marce Grauwels (Belgique) à la flûte, Michel Lethiec (France) à la clarinette.  


J'ai participé seulement aux deux concerts du samedi 29 qui était une journée dédiée à Debussy. Au premier concert, j'ai joué la sonate pour flûte, alto et harpe et au deuxième concert, j'ai joué les Chansons de Billitis pour deux flûtes, deux harpes et célesta (qui était finalement le Clavinova) 

Les chanson de Bilitis 
La répétion ; Je trouve que moi et Marc a la même position (que c'est moi qui a appris de lui certainement )
J'étais très contente de jouer avec mon ancien professeur Marc Grauwels et mon pianiste préféré, Jean-Claude Vanden Eynden, et aussi mon collègue de l'Estampes Ingrid Procureur. Surtout pour Billitis, c'est une formation très spéciale et c'était une belle occasion de jouer cette oeuvre. 
Ce festival pour moi était toujours l'occasion de rencontrer les musiciens. Quand j'étais encore étudiante au conservatoire, j'ai pu voir comment les professionnelles travaillent et en aidant le festival (en préparant et nettoyant la salle, en organisant le planning) et bien sûr pendant le concert, j'ai écouté leur musique. Donc, j'écoutaient la musique tout le temps. 
A l'époque, dans la domaine de la musique japonaise, c'était comme cela qu'on apprenait la musique. Les étudiants habitaient chez leur maîtres en faisant leur agences, leur manager et s'occupaient de leurs affaires domestiques. Comme cela, ils sont tout le temps dans l'ambiance professionnelle et entendent la musique; c'est ainsi qu'ils apprenaient la musique. Au début, je n'ai pas pu croire cela car j'ai pensé que c'est mieux de travailler son instrument du matin au soir pour s'améliorer. Mais finalement, c'est vrais que c'est une bonne expérience et ça m'a beaucoup stimulé. On disait (je pense qu'on dit toujours) pour l'art qu'"il faut apprendre en volant" qui veut dire qu'"il faut pas attendre qu'on te donne les idées, mais il faut aller chercher soi-même, en écoutant (ou regardant) et réfléchissant soi-même". 
Cette fois ci, j'étais très contente de jouer avec Jean-Claude Vanden Eynden qui est un de plus grand pianiste en Belgique. Il y a un an, il a joué le concerto de Chopin avec l'orchestre dans lequel j'ai joué la flûte. C'était tellement merveilleux et depuis je suis son fan. Pendant ce festival aussi, tout ce qu'il a joué était toujours magnifique. Une fois, j'ai du tourner les pages pour lui. Quand la musique était rapide, mon coeur bâtaient aussi rapidement, donc je n'ai pas pu trop profité. Par contre quand c'était lent, j'ai pu admirer toute sa prestation à côté de lui. Sa main gauche (pour jouer les notes graves) passe sur le clavier très délicatement, sans jamais trop sonner, doucement mais en même temps bien rond. Beaucoup de couleures différentes dans le son. Il est tellement inspiré par la musique que j'ai senti que je ne devais pas respirer avec le bruit (en général, je ne fais pas le bruit en respirant, mais encore je faisais plus attention pour ne pas le déranger). 
C'était un grand plaisir d'assister au même moment avec ce grand pianiste!


Kanda Nozomi Music