mercredi 7 novembre 2012

Convention internationale de la flûte traversière à Paris


Flûte en or avec les clefs en argent

J'étais à la convention de la flûte traversière à Paris. Cette convention est organisée tous les 4 ans, je pense. Cette convention existe également au Japon, je pense aussi tous les 4 ans. Cette été, il y en a eu une aussi à Manchester en Angleterre. Apparemment cette convention est particulière à la flûte traversière. Mon mari qui est violoniste, qui était sur place a été très intéressé par cette idée car il pense que cela n'existe pas au violon (ni au violoncelle, ni alto...) et pense qu'il n'y en a pas pour le piano non plus. Je n'ai jamais pensé à cela mais c'est peut-être vrai, ou alors ce sont des conventions beaucoup moins médiatiques que celles très internationales organisées pour la flûte traversière.

C'est toujours l'association nationale de flûte traversière de chaque pays qui l'organise. En Belgique, malheureusement ce genre d'association n'existe pas car probablement que le pays est trop petit pour cela. Moi même, je suis abonnée à l'association française et celle anglaise. Elle m'envoie un magazine 4 fois par an, qui sont bien fais et souvent il y a quelques articles intéressants. Je trouve que le magazine est mieux faite que celui de l'association japonaise où j'étais abonnée quand j'y habitais. 

La convention a durée 4 jours et il y avait 3 à 4 concerts par jours, une ou deux masterclasses + des expositions de flûte traversière et quelques fabricants de traversos.

Moi personnellement, je voulais aller à la convention pour voir les flûtes parce que je pense à changer de flûte. 

Dans toutes les classes, il y avait des expositions d'un ou deux fabricants et on pouvait les essayer. Il faut dire que pour les non-flûtistes ou même pour les flûtistes, après quelque heures, c'est dure pour les oreilles. Mais c'est gai de rencontrer tants de fabricants célèbres qui nous expliquent leurs flûtes. 

Chez magasin Italien. Ici, je regarde Brannen et Muramatsu.

J'ai revu Mr. Sheridan qui est fabricant de d'embouchures de flûte, qui est américain mais qui est basé à Cologne. J'ai fait la visite de son atelier en février passé. Il est un magnifique fabriquant et est très gentil d'ailleurs. Et aussi j'ai revu Mr. Akiyama qui fabrique la flûte du modèle de Louis lot (ancien modèle français). C'est donc un japonais qui fait la flûte traversière style ancienne française. J'étais aussi à son atelier il y a quelque années. 
Et puis, j'ai revu aussi mes anciens professeurs qui étaient sur place. Donc voilà, beaucoup de gens. C'est très festif !

Mr. Akiyama qui m'explique sa flûte
J'essaie une de flûte. Celle-ci, c'est Sankyo, je pense
Et flûte moderne en bois
La flûte contrebasse!



Aux concerts, l'ambiance était aussi particulière. Car dans la salle, il y a que des flûtistes, des amateurs aux professionnels. Une fois, au concert de shakuhachi (flûte japonaise) lors d'un morceau contemporain, en attendant qu'on fixe le micro, le joueur de shakuhachi a joué quelques phrases d'une fantaisie de Doppler, qui est très populaire auprès des flûtistes et uniquement auprès des flûtistes : toute la salle a rigolé ! S'il avait fait cela dans un concert normal, qui aurait rigolé ? Ils aurait dû jouer une phrase d'un Caprice de Paganini pour que toute la salle rigole ! C'était vraiment 4 jours entouré par les flûtistes. 


Récital de Sir James Galways. 

Après le récital de E. Pahud. Tout le monde debut. 


Le planning de cette convention fut digne d'un Menu de Nouvel An. Beaucoup de chose et une ambiance très festival. Il y a eu un concert de flûtes japonaises et chinoises, un récital de Sir James Galway, un autre de Emmanuel Pahud... l'un après l'autre. J'ai déjà écouté plusieurs fois Pahud qui vient souvent au Japon et qui vient aussi pas mal de fois à Bruxelles. Mais c''était la première fois que j'ai écouté Galway en live. Du haut de son grand page, sa présence rayonnait dans la salle. Sa manière de jouer est celle de l'ancienne génération mais cela m'a beaucoup plu. Je préfère même, en général, l'ancienne génération que l'actuelle. Il a joué la suite de Widor qui dure environ 20 minutes et cela ma semblé si court, grâce à se présence.

Et voilà, photo avec E. Pahud, un célèbre flûtiste. 

J'ai donc écouté aussi, et pour la première fois, une flûte traversière chinoise. Le son ne ressemble pas à celui du shinobué (la flûte japonaise que je joue). On dirait qu'il y avait une hanche cachée quelque part dans la flûte. Mais ils ont très très bien joué et j'ai beaucoup aimé . Ce qui était marrant c'est qu'il n'y avait pas d'asiatiques dans la salle à part moi, or c'était un concert uniquement de flûtes chinoisse, shakuhachi et koto.

A l'exposition, il y a eu quelques fabricants de traverso. Comme c'est une association pour la flûte moderne, dans le domaine de traverso, je pense qu'il n'y avait pas beaucoup de monde. Alors lorsque j'ai fait la visite et essayé leurs flûtes (parce que moi je sais jouer le morceau avec quelques #!!) , ils avaient l'air tous très contents et m'ont expliqué beaucoup de choses sur les différentes de flûtes : flûte de l'époque Mozart, l'époque un peu avant et après Telemann... et la flûte pour jouer la sonate mi majeur de Bach ! Très détaillé!

Alors moi qui joue trois flûtes différents, je pense que je n'achète plus ni de nouveaux pulls, ni de nouvelles chaussures, mais que des flûtes tant il en existe de différentes !

Avec un fabricant de traverso néerlandais Simon Polak 

Il m'explique ses flûtes 

Toute les couleurs, c'est beau!

Un autre fabricant français Pierre Etchegoyen

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